Veuillez activer Javascript pour pouvoir accéder correctement ŕ france-inflation.com
Dette de la France depuis 1950, déficit public, crise économique
France-Inflation.com
Samedi 5 septembre 2026 Saint du jourSainte RaĂŻssa 04h20

Option sans Publicité  |  Se Connecter
Nouveau look ?
FRANCE-INFLATION.COM · FINANCES PUBLIQUES

La dette de la France est de 3536 Milliards Ă  Mars 2026

Dette publique, déficit et crise économique en France depuis 1950 : évolution trimestrielle, comparaison entre présidences, et comparaison internationale.

Dette de la France depuis 2000 et évolution trimestrielle
Rythme d'augmentation annuelle
en Milliards, sur 12 mois glissants
Dette en Milliards d'Euros

Augmentation en rythme annuel (dernier trimestre connu - même trimestre année précédente).

Dette en pourcentage du PIB :

2000200520102015201920202021202220232024
59.768.286.396.998.1114.8112.7111.2109.9113

La dette de la France atteint actuellement 3536 Milliards Ă  fin Mars 2026.

Le budget voté le 14 février a prévu une augmentation de plus de 160 Milliards pour 2025.

Sur les 12 derniers mois, le rythme annuel d'augmentation est actuellement plus élevé que cette prévision, il est de 190 Milliards.

Ramenée à chaque foyer fiscal, la dette actuelle représente 88 000 Euros.

Rien que les intérêts de tous ces milliards empruntés (ou charge de la dette) vont s'élever à 54 Milliards en 2025, ce qui en fait un des premiers postes de dépense de l'État.

Avant la Pandémie de 2020, le rythme d'augmentation de la dette était inférieur à 80 Milliards par an.
En 2020, la dette a augmenté de 276 Milliards du fait de la mise à l'arrêt total de l'activité en France décidée par M. Macron, et en même temps du paiement de cette inactivité.
Depuis, la dette a continué à augmenter de manière incontrôlée, 165 Milliards en 2021, 127 Milliards en 2022, 148 Milliards en 2023, 203 Milliards en 2024.

Depuis début 2017, la dette a augmenté de 1 100 Milliards d'euros.

C'est une véritable fuite en avant.
Les gouvernements successifs laissent filer les dépenses, tout en augmentant un peu plus faiblement les prélèvements obligatoires déjà très élevés, ceci afin de ne pas trop mécontenter les Français.
Mais cela revient de fait à augmenter les impôts, de manière cachée, car on emprunte pour équilibrer les budgets, et les emprunts ne sont pas gratuits.

Pour sortir de cette situation, il faudrait enfin avoir le courage de réduire les dépenses.
Et avoir une vision d'investissement long terme stable et ambitieuse, dont les priorités seraient partagées par tous les Français.
Pour l'instant, ce n'est pas vraiment ce qui est proposé, ce qui n'est pas fait pour donner confiance aux investisseurs.

Déficits suivant les Présidents Français
Dette publique de la France depuis 1950 par president

Charles De Gaulle et Georges Pompidou ont géré la France avec des budgets à l'équilibre ce qui est exemplaire.

Mais depuis 1975, tous les budgets de l'État sont en déficit.
Ceci sous 2 présidences socialistes, 3 de droite et 1 du centre.

Tous les mandats se sont terminés avec des dépenses augmentées, des impôts augmentés, des déficits de plus en plus importants, et en conséquence une dette qui s'emballe.
Et le champion de la dette et des déficits est pour l'heure notre président actuel, M. Macron.

Depuis 1975, être en déficit a été utilisé comme un moyen de gestion normal, une source d'argent facile, et en conséquence la dette est passée de 21% du PIB début 1981 à 113% fin 2024.

Ceci nous a permis de vivre au-dessus de nos moyens pendant 45 ans, mais on comprend bien que l'on ne peut continuer ainsi pendant des décennies encore.

Mais quel est finalement l'inconvénient d'une dette élevée ?
Après-guerre, nous avons connu une dette hors de contrôle, ceci nous a demandé des mesures drastiques pour la juguler.
Ce qui a marqué nos dirigeants jusqu'en 1980, avec une dette contenue entre 10% et 20% du PIB.
Mais la leçon de ces temps difficiles a été oubliée.

Le premier inconvénient est la charge de la dette.
En 2025 elle est prévue à 54 Milliards, ce qui en fait un des premiers postes de dépense de l'État.
C'est une somme très importante, qui part en rémunération des investisseurs, en partie étrangers, et non en services pour les Français.

Un autre inconvénient est notre dépendance aux investisseurs, qui eux sont axés rentabilité.
Une dette élevée et hors contrôle ajoute du risque à leurs yeux, ce qui les fait rester à l'écart.
Or nous devons emprunter plus de 300 Milliards en 2025, une part pour combler le déficit prévu, et une autre part pour renouveler les emprunts qui arrivent à échéance cette année (notre barque se remplit plus vite qu'on ne la vide).
Nous dépendons donc de ces derniers pour garder nos finances à flot.
Pour pouvoir continuer à emprunter, nous devons leur offrir des taux plus élevés, compensant le risque accru, en conséquence la charge annuelle de la dette augmente.
C'est l'effet boule de neige, qui peut devenir très problématique.

Une limite pourrait aussi venir des Français eux-mêmes, car in fine, ce sont eux qui devront rembourser la dette.
Ou tout au moins la partie jugée "excédentaire", sachant que la dette totale représente déjà 84 000 € par foyer fiscal.
À ce moment, voter des budgets trop fortement en déficit ne serait plus accepté, les députés représentant les Français devraient en tenir compte.

On ne peut pas sérieusement imaginer aujourd'hui revenir au taux d'endettement de 1980, nous avons bénéficié du passage de notre dette de 20% à 113% du PIB, tant mieux pour nous.
Malheureusement, nous arrivons au bout de cela, il faut maintenant stabiliser la dette pour le moins.
Et pour cela, il faut réduire les dépenses, arrêter de vivre au-dessus de nos moyens, ce qui peut être difficile après toutes ces années.
Mais il n'y a pas de miracle en économie, l'argent gratuit n'existe pas, le "quoiqu'il en coûte" finit toujours par une facture amère.
Sauf en cas de banqueroute bien sûr, là les dettes passent par pertes et profits, mais cela est inimaginable pour un pays tel que la France du fait de son poids économique. Enfin, à priori.

À mi-2025, notre administration centrale a déjà dépensé 100 Milliards de plus que les recettes.
Déficit actuel de l'Administration Centrale de l'État

375 Milliards d'Euros Ă  emprunter pour 2025
Dette de la France emprunts a realiser pour equilibrer les comptes

Le déficit de la France est attendu à 165 Mds en 2025.
Il est composé du déficit primaire (avant charge de la dette) qui s'élève à 110 Mds et de 55 Mds d'intérêts annuels de la dette.

La dette va donc encore nettement augmenter en 2025, elle devrait atteindre 3 500 Mds.

Dans l'année, l'amortissement de la dette, qui correspond aux emprunts qui arrivent à échéance et qu'il faut restituer aux investisseurs, va s'élever à près de 210 Mds (toutes dettes confondues).

Pour garder nos comptes équilibrés, ne pas faire de défaut de paiement, il faudra emprunter :

  • 210 Mds pour remplacer immĂ©diatement les sommes restituĂ©es aux investisseurs
  • 110 Mds pour combler le dĂ©ficit primaire de l'État
  • 55 Mds pour payer les intĂ©rĂŞts de l'annĂ©e aux investisseurs

C'est donc 375 Mds qu'il va falloir emprunter sur les marchés, à des taux qui sont en nette augmentation vu la gestion maintenant inquiétante de la France.

Notre barque prend de plus en plus l'eau, Ă  un moment elle sera trop lourde pour avancer...

Dette publique de la France
Dette publique de la France depuis 1950

La dette publique de la France a atteint 3228 Milliards Ă  T2 2024.
Elle est supérieure au PIB depuis début 2020 et arrive maintenant à 112% du PIB.
Elle représente 47 200 euros par Français.

La dette est due aux dépenses de l'État qui sont systématiquement supérieures aux recettes depuis 50 ans.
Chaque année les budgets de l'État sont en déficit, et ces déficits sont même de plus en plus importants.
À chaque nouvelle crise, ils sont de plus en plus prononcés et ensuite il n'y a jamais de retour à l'équilibre.

Les recettes, constituées par des Impôts et Taxes, ont été fortement augmentées, mais cela ne suffit pas à combler les dépenses.

Rien que pour 2024, l'État va dépenser 160 Milliards de plus que l'ensemble des recettes !

Chiffres détaillés Insee

Dépenses de l'État par fonction

Derniers résultats connus 2022 (2023 sera connu fin 2024 mais il va être pire que 2022)

Repartition des dépenses de l'état Francais

Les dépenses de l'État augmentent plus vite que le PIB ne croît.
de 2019 à 2022 : Croissance PIB 8%, augmentation des dépenses 14%
- Les dépenses de santé explosent avec +46 Mds soit +24%
- L'économie et finances suit de près avec +33 Mds soit +23%
- Les Administrations augmentent de +28 Mds soit +21%

de 2019 à 2024 : Croissance PIB 19%, augmentation des dépenses 25%

Dérapages des dépenses de l'État depuis 2020

L'année 2020 (Covid) a ouvert la porte aux dérapages des dépenses, hors de contrôle après la désastreuse petite phrase du "quoi qu'il vous en coûte".

Depuis les dépenses de l'État dérivent par rapport à 2019 et ses 1 349 Mds :
2020 : 1 430 Mds, 2021 : 1 491 Mds, 2022 : 1 539 Mds, 2023 : 1 607 Mds, 2024 : vers 1 680 Mds

Les dépenses de l'État seront passées de 1 349 Mds à près de 1680 Mds soit +25%.

Côté PIB, entre 2019 et 2024, il devrait progresser de 19% pour arriver à 2 900 Mds.

Pour ne pas augmenter plus vite que le PIB, les dépenses ne devraient pas dépasser 1 605 Mds.
L'État dépense donc près de 75 Mds de trop par an.

Les dépenses augmentent plus vite que le PIB, sans véritable stratégie d'investissement.

L'État dépense trop.
Et il le fait en cachant les choses car, comme il n'ose quand même pas augmenter les impôts déjà très élevés, il emprunte et endette la France pour combler les déficits.
Il utilise le subterfuge de l'impôt différé pour mystifier les Français.

Pour cerner les dérives de dépense, l'analyse par fonction est très appréciable.
Elle est disponible jusqu'Ă  2022, 2023 ne sera connue que fin 2024.
Entre 2019 et 2022, le PIB a augmenté de 8%, les dépenses de 14%, même dérive donc.
Tous les postes de dépense sont au-dessus de la croissance du PIB, à part la protection sociale, l'enseignement et la culture.

Alors que le parlement est sans majorité même relative et qu'il nous faut des économies drastiques dans les dépenses de l'État, il serait bien d'analyser ces dérapages et surtout de les corriger, plutôt que de les entériner de fait en augmentant les impôts.

Dette en % du PIB
Dette publique de la France depuis 1950

Depuis les années 70, le ratio dette sur PIB est en augmentation, car la dette augmente plus vite que le PIB.
Après un record provisoire 114.7% fin 2020, elle représente 112% du PIB au T2 2024.

Elle est alimentée par le déficit du budget de l'État qui a atteint 9% fin 2020, battant tous les précédents records.
Pour 2024, le gouvernement prévoit un déficit de 6%, ce qui sera comme 2023 et toujours loin des 3% réputés comme maximum à viser.

Avec les taux d'intérêt qui ont nettement augmenté, la charge de la dette s'alourdit doublement.
Pour 2023 elle était prévue égale à 51.7 Milliards d'euros.

Dépenses et Recettes de l'État
Dette publique de la France depuis 1950

Les dépenses de l'État ont été de 1536 Mds en 2022, représentant 58.2% du PIB, après une pointe à 61.3% en 2020.
Elles sont en forte augmentation depuis 50 ans, passant de 45% à près de 60%.

Les recettes ont été de 1412 Mds en 2022.
Ce sont principalement les ImpĂ´ts et Taxes pour 1197 Mds.
Le complément concerne les revenus de production de l'État.
Ces recettes sont en forte augmentation, mais sans jamais suffire à couvrir les dépenses.
En 2022, l'État a dépensé près de 125 Mds en plus de ses recettes.

Comment résoudre le fort déficit actuel, réduire enfin la dette, ceci sans augmenter l'impôt ?
Réduire les dépenses ? ... ce n'est pas la tendance depuis 50 ans.

Prélèvements obligatoires depuis 1995
Dette publique de la France depuis 1950

Ils sont passés de 500 Mds à 1200 Mds collectés par an (x2.4)
Ils évoluent plus vite que le PIB, passant de 42% à 45.4% de ce dernier.
L'État n'a jamais autant prélevé d'argent qu'en 2022, alors que la France était en crise...

Répartition des 1200 Mds collectés en 2022 :

ImpĂ´ts et Taxes1 197 Mds100%
Cotisations sociales39933.3%
TVA20016.7%
CSG, CRDS, Social16313.6%
ImpĂ´ts /Revenu897.4%
Autres taxes756.3%
Impôts /Société605%
ImpĂ´ts sur salaires514.2%
TICPE302.6%
Droits succession181.5%
Tabacs141.2%
Taxe d'habitation50.5%
ISF2.30.2%
...
ImpĂ´ts sur le Revenu
Dette publique de la France depuis 1950

Ils sont passés de 42.6 à 89.1 Mds par an soit plus que doublés (x 2.1)

La plus forte augmentation a été décidée par F. Hollande avec un passage de 59.5 à 74.1 Mds de prélèvement soit +25%.

Et maintenant, E. Macron poursuit les augmentations sous couvert des crises tout en affirmant ne pas le faire.
Effet de communication pour masquer les choses, comprendre qu'il les augmente moins vite que le PIB ne croît depuis 2017...
On est passé de 74 Mds par an de 2017 à 2020, à 80 Mds en 2021 et 89 Mds en 2022, ce qui fait tout de même une augmentation de 20%.

Moins de 50% des Français payent cet impôt.
Même s'il s'agit de redistribution, c'est particulièrement injuste.
Il devrait être plus large et plus progressif, afin de ne pas créer cette fracture entre Français, sensibiliser la population sur le fait que les biens publics ne sont pas gratuits, même si la contribution est symbolique.

CSG - CRDS - Social
Dette publique de la France depuis 1950

Ces cotisations ont été multipliées par 11 depuis 1995.

Sous E. Macron, elles sont passées de 115.7 Mds en 2017 à 163.3 Mds en 2022 soit une augmentation de 47.6 Mds (+41%).
En échange, la Taxe d'habitation commença à être supprimée, l'impôt sur les sociétés et l'ISF furent réduits.

Ces taxes sociales sont devenues une source de revenu très importante au fil du temps, toute proche de la TVA qui elle rapporte 200 Mds d'euros.

Leur assiette est très large : revenus d'activité, pension de retraite, indemnités journalières sécurité sociale, indemnités chômage, revenus du patrimoine et de placement, gains aux jeux, tout est taxé.

Analyses Ă  fin 2016

Historique détaillé 1950-2016

Dette publique de la France de 1996 Ă  fin 2016

Dette publique de la France depuis 1995
200520062007200820092010201120122013201420152016
Mrds €119011931252135715311632175418681953203820982147
% PIB67.1%64.4%64.3%68%78.9%81.6%85.2%89.5%92.3%94.9%95.6%96%

La dette en pourcentage du PIB semble avoir atteint son maximum courant 2016, une décrue devrait intervenir en 2017.
Les taux long terme sont exceptionnellement bas ce qui aide à contenir la dette en allégeant les intérêts à payer.
Le solde public a été contenu mais au prix d'importantes augmentations d'impôts, ce qui est préjudiciable à moyen terme.
Il faut maintenant retrouver un niveau de croissance dynamique afin d'avoir une situation économique plus durable.

Budget de l'État de 2008 à 2016 (État + Administrations publiques)

La France continue à dépenser plus qu'elle ne produit.
En 2016 le déficit de l'État dans son ensemble s'est élevé à 76.2 Mds € soit 3.4% du PIB.

Milliards d'Euros20082009201020112012moy 5ans2013201420152016moy 4ans
Dépenses105811011128115211862.9%12051227124312571.5%
Recettes994962992104710862.3%11201142116611802.1%
Solde final-63.5-138.9-135.8-105-100.4-85.4-84.8-76.5-76.2
Solde/Recettes-6.4%-14.4%-13.7%-10%-9.3%-11.9%-7.6%-7.4%-6.6%-6.5%-7%
Solde/PIB-3.2%-7.2%-6.8%-5.1%-4.8%-6%-4%-4%-3.5%-3.4%-3.7%

Sur les 4 années Hollande connues, les dépenses ont augmenté en moyenne de 1.5% par an soit +6% sur la période.
Nous ne sommes pas dans la logique élémentaire du gel des dépenses qu'appliquerait tout organisme en temps de crise.

Les recettes ont augmenté en moyenne de 2.1% par an soit +8.4% sur la période.
Les impôts ont encore globalement augmenté, voir le taux de prélèvement obligatoire plus bas.

En 2016, le déficit total s'élève à 76.2 Mds d'Euros : nous avons dépensé 6.5% de plus que le total des recettes.

Milliards d'Euros20082009201020112012moy 5ans2013201420152016moy 4ans
Solde Primaire-7.4-92.4-88.1-51.3-46.6-37.2-38.4-32.7-34.9
Solde P./Recettes-0.7%-9.6%-8.9%-4.9%-4.3%-6.9%-3.3%-3.4%-2.8%-3%-3.1%
Solde P./PIB-0.4%-4.8%-4.4%-2.5%-2.2%-3.5%-1.8%-1.8%-1.5%-1.6%-1.7%

Le solde primaire, calculé avant la charge de la dette, est important à connaître : s'il est négatif, cela veut dire que nous continuons à alimenter la dette.
C'est toujours le cas en 2016 avec un déficit de 34.9 Mds d'Euros.
Le dernier décrochage a eu lieu en pleine crise de 2009 avec un déficit primaire qui avait plongé de 92 Mds d'Euros.
Sept années plus tard le déficit primaire est toujours trop important pour stabiliser la dette.

On montre que la dette se stabilise lorsque le solde primaire (en % du PIB) est égal à l'écart entre le taux d'intérêt réel et le taux de croissance de l'économie multiplié par le ratio de la dette publique dans le PIB. Pour la France, en 2016 :
Taux d'intérêt réel de la dette = 2.6%
Croissance PIB 1.92% (Inflation + volume)
Ratio dette sur PIB 2016 = 96%
Solde primaire stabilisant pour 2013 = (2.6% - 1.9%) x 96% = 0.7% => réalisé -3.4% ! Nous avons donc alimenté la dette.

Budget de l'État en 2012 (État + Administrations publiques)
En 2012 le déficit de l'État dans son ensemble s'est élevé à 98.8 Mds €.

en Milliards d'Euros201020112012 prov2012/2011
Dépenses1095.61118.51151.12.9%
Recettes958.31012.71052.33.9%
Solde-137.3-105.8-98.8-6.6%

Le déficit notifié s'élève lui à 98.2 Mds€ après intégration du solde des opérations Swap.

Dépenses 2012
Les dépenses 2012 ont augmenté de 2.9% contre 2.1% en 2011, c'est donc un mauvais point.
La plus forte augmentation concerne les prestations sociales avec +3.5% soit +17.9 Mds €
Les subventions augmentent de 5,3% soit +5,6 Mds € dont principalement :
- Prélèvement sur ressources au profit de l'Union Européenne de 1,4 Md€.
- Recapitalisation de Dexia en décembre 2012 pour 2,6 Mds€.
Les consommations intermédiaires augmentent de 4,0% en 2012 soit +4.3 Mds €, elles sont à surveiller.
À noter que la masse salariale n'augmente que de 1.9% (+5 Mds €), elle semble sous contrôle.

Recettes 2012
Alors que le PIB n'augmente que de 1.7%, les recettes augmentent de 3.9% soit +39.6 Mds €
Les impôts sur le revenu et le patrimoine augmentent de 8.4% soit +18.8 Mds €
Les impôts sur les produits et la production augmentent de 2.9% soit +8.8 Mds €
Les cotisations sociales augmentent de 2.9% soit +9.9 Mds €
Les choix faits par le Gouvernement Socialiste comprennent une forte augmentation des impĂ´ts.
En 2012, le taux d'imposition égale le niveau record de 1999 à 44.9% du PIB. Et il va encore augmenter en 2013 pour battre tous les records à plus de 46% (PLF2013).

Historique et Prévisions Taux de Prélèvements Obligatoires

record prelevements obligatoire

Résultats 2012
Le déficit primaire, avant les intérêts de la dette, représente encore 43.7 Mds€, augmentant donc à nouveau la dette. En 2006-2007 le déficit primaire était voisin de 0, ensuite avec la crise de 2009, ce déficit s'envole et il est maintenant difficile à résorber.
Pour réduire la dette, il va falloir passer d'un déficit primaire à un excédent primaire !
Les Intérêts de la dette représentent actuellement une charge de 55.1 Mds€ soit pratiquement la valeur de l'impôt sur le revenu.

en Milliards d'Euros20082009201020112012
Besoin de Financement-66.2-144.4-137.3-105.9-98.8
. dont Intérêt de la Dette-54.6-47.5-50.7-55.5-55.1
. dont Déficit Primaire-11.6-96.9-86.6-50.4-43.7

Budget de la France et dette en 2011

Le total des recettes a été de 1014.8 Mds d'Euros soit 5.9% de plus qu'en 2010
Le total des dépenses avant charges de la dette a été de 1063.1 Mds d'Euros soit 1.7% de plus qu'en 2010
Le solde primaire (avant dette) est donc un déficit de 48.3 Mds d'Euros soit 4.8% du total des recettes

Les charges de la dette se sont élevées à 55.5 Mds d'Euros soit 5.5% du total des recettes
Au total, l'état au sens large (Administrations publiques) a dépensé 103.8 Mds d'Euros de plus que le total de ses recettes soit 10.2%.

Côté positif : le ralentissement de la croissance des dépenses à 1.7% au lieu des 3 à 5% depuis 2000.
Côté négatif : l'augmentation de la pression fiscale qui atteint des niveaux records.

Ce déficit va être couvert par de nouveaux emprunts, la dette continue donc à être alimentée.
La dette (au sens Maastricht) s'établissait fin 2011 à 1717.3 Mds d'Euros soit 85% de notre PIB.

2010T42011T12011T22011T32011T4
Dette1595,21650,01696,21692,51717,3Mds €
% PIB (*)82,3%84,7%86,3%85,5%85,8%(source insee)

Dette publique, déficit de la France depuis 1950

Depuis 1974, aucun budget de l'état n'a été à l'équilibre.
Les déficits ont plutôt tendance à s'accentuer avec un paroxysme en 2009.
Cette année-là, les administrations publiques et donc principalement l'état ont dépensé 143 Milliards d'Euros de plus que le total de toutes les recettes.
Pour comparaison l'impôt sur le revenu avait rapporté au total 41 Mds d'euros (net).
Le PIB de la France était de 1 889 Milliards d'Euros, le déficit a représenté 7.6% du PIB.

Déficit public sous chaque présidence depuis 1950

Le solde public a été positif sous les présidences de Charles de Gaulle et Georges Pompidou.
Depuis la dégradation est assez continue et nous vivons actuellement les pires années depuis 1950 du point de vue des déficits.
Ces déficits alimentent année après année notre dette publique, avec les intérêts des emprunts contractés.
Ce qui est regrettable est le constat des différentes analyses ayant été faites au sujet de ces recours aux emprunts :
La France s'endette non pas pour assurer des investissements long terme, ce qui alors serait assez justifié, mais majoritairement pour assurer des dépenses de fonctionnement.
Un peu comme si les ménages s'endettaient pour payer leurs dépenses alimentaires : c'est normalement une extrémité à éviter.

Rapport Pebereau 2005 "Rompre avec la facilité de la dette publique"...

dette publique de la France sous chaque présidence depuis 1950

Dette publique de la France

La dette publique est l'accumulation des déficits et des intérêts des emprunts contractés.
Fin 2011, la dette devrait ĂŞtre proche de 1 700 Milliards d'Euros.
La barre des 2 000 Milliards s'approche, nous devrions la franchir vers 2015 si des déficits ne sont pas maîtrisés, un peu après dans le cas contraire.

La dette de la France progresse plus vite que son PIB, de 1980 à 2010 elle est passée de 20% à 80% du PIB.

Projection en gris : prévisions du gouvernement.
Source dette : Insee, Dette publique notifiée depuis 1978

La dette de la France progresse plus vite que son PIB. De 1980 à 2010 elle est passée de 20% à 80% du PIB.
Les taux auxquels emprunte la France pour financer cette dette sont relativement bas, un peu plus de 3%, mais les remboursements deviennent lourds : près de 50 Mds par an.
C'est le deuxième budget de l'état, après l'enseignement avec 62 Mds alloués.
Toutes les recettes de l'impĂ´t sur le revenu ne suffisent pas au remboursement de la dette.

Budget de la France depuis 1960 : solde des administrations publiques

Années1960197019801990200020052006200720082009201020112011
/2000%
Dépenses de fonctionnement7208318727332533434435436837738039%
Prestations Sociales et transferts82510126038449051253355459060562062%
Acquisitions d'actifs (non financiers)1.451537465960656668626336%
Total dĂ©penses avant Dette Mds €164919948570387490694297310261045106351%
 
Recettes de production131330485660636668717351%
Revenus de la propriété0.41.64.113101113161816151661%
ImpĂ´ts et cotisations sociales, transferts164618644466480383786288284587392639%
Total des recettes Mds €1750203486722869910941965929958101541%
 
Solde Primaire (avant Dette) Mds €1.11.14.21.719-4.53.9-0.9-8-97-87-48
en % des recettes% 6.5% 2.2% 2.1% 0.3% 2.7% -0.5% 0.4% -0.1% -0.8% -10.5% -9% -4.8%
 
IntĂ©rĂŞts de la dette Mds €0.515.4274246475157465155
en % des recettes% 2.9% 2% 2.7% 5.6% 5.7% 5.3% 5.1% 5.4% 5.9% 5% 5.3% 5.5%
 
Solde Final (avec Dette) Mds €0.60.1-1.2-26-22-51-43-52-65-143-137-104
en % des recettes% 3.5% 0.2% -0.6% -5.3% -3.1% -5.9% -4.7% -5.5% -6.7% -15% -14.3% -10.2%

source insee : Dépenses et recettes des administrations publiques depuis 1959

Prenez le temps de parcourir ce tableau, il permet de mieux comprendre les origines de la dette.
Il s'agit du budget de toutes les Administrations Publiques (APU) c'est-à-dire l'État, les Administrations Centrales, les Administrations Publiques Locales, les Administrations de Sécurité Sociale.

La partie haute du tableau présente les dépenses, avant les charges liées au remboursement de la dette.
Ces dépenses ont augmenté de 49% entre 2000 et 2010, sachant que les prestations sociales ont elles augmenté de 58%.

La partie centrale présente les recettes. Elles ont augmenté de 33% entre 2000 et 2010 donc pas suffisamment pour compenser la hausse des dépenses.

Ensuite vient le solde primaire : très important à connaître car ce solde est établi sans les charges liées à la dette :
Si ce solde primaire est négatif, cela veut dire qu'il faut emprunter pour boucler le budget et ainsi alimenter la dette.
C'est ce qui se produit depuis 2002, le solde primaire est déficitaire avec même une "explosion" en 2009 et 2010.

Ensuite vient la charge de la dette.
Pour se financer, l'état émet des obligations (OAT durée de vie 7 à 50 ans) des Bons du Trésor (BTAN 2 à 5 ans, BTF 1 an) à des taux fixes ou indexés dépendant de la demande du marché.
Pendant la durée de vie de chaque obligation ou bon, l'état assure le paiement de son taux (ou coupon) aux créanciers.
À la fin de la vie de l'obligation ou bon (son échéance) l'état doit rembourser son montant au créancier.
Au fil des émissions, l'état détient tout un panel d'obligations et de bons avec des durées de vie (maturité) et des taux variés.

L'agence France Trésor gère la partie de la dette correspondant à l'état (et non celle des autres administrations citées).
Fin 2011, la durée moyenne des obligations constituant cette partie de la dette était de 7 ans et 57 jours.

Pour 2012, il va falloir rembourser les Obligations et Bons dont voici la liste car ils arriveront à échéance :
BTAN 3,75% 12 janvier 2012 : 14,787 Mds
BTAN 4,5% 12 juillet 2012 : 15,160 Mds
BTAN 0,75% 20 septembre 2012 : 12,402 Mds
OAT 5% 25 avril 2012 : 17,796 Mds
OAT€i 3% 25 juillet 2012 : 13,413 Mds (OAT indexée)
OAT 4,75% 25 octobre 2012 : 18,716 Mds
OAT 8,5% 26 décembre 2012 : 5,436 Mds
Total BTAN 42,349 Mds + OAT : 55.362 Mds = 87,711 Mds

De plus, le budget de l'état va être déficitaire en 2012 avec une prévision de -78.7 Mds intégrant une augmentation des recettes (rigueur) et un contrôle des dépenses.
Au total, il va donc manquer près de 178 Mds d'euros.

En 2012 il va donc falloir emprunter ces 178 Mds d'euros à travers les émissions d'OAT et BT : en partie du fait du déficit 2012, en partie pour remplacer les "emprunts" arrivant à terme.
C'est un peu comme écoper dans une chaloupe qui prend l'eau : si on s'arrête on coule.
Ici si on arrêtait d'emprunter, notre budget ne serait plus équilibré, on serait en faillite, les prêteurs perdraient toute confiance et voudraient récupérer leurs biens, on coulerait.
Dans le cas de la chaloupe, il faut boucher le trou et continuer d'écoper pour la vider suffisamment afin qu'elle puisse naviguer.
Pour l'État, il faut avoir un budget primaire positif afin de pouvoir rembourser la dette.
Maintenant, il n'est pas nécessaire d'arriver à une dette nulle, le seuil de 60% retenu comme critère de convergence semble optimum mais cela dépend aussi de la croissance...

Sur notre tableau, on trouve une ligne : Intérêt de la dette. Comme on l'a vu, nous ne sommes pas en situation de rembourser la dette étant donné notre solde primaire déficitaire, les OAT ou Bons arrivant à échéance doivent être aussitôt remplacés par d'autres pour garder l'équilibre.
Ce que l'on voit ici ce sont les intérêts ou coupons payés aux créanciers : pour une ligne OAT 10 ans 3% de 100 millions d'euros, il faut payer à 3% chaque année au créancier soit 3 millions d'euros et lui restituer ses 100 millions au bout de 10 ans. Ce sont ces intérêts que l'on voit ici.
Les intérêts représentaient donc 47.2 Milliards d'euros en 2011, ce qui les place en deuxième poste de dépense juste après l'enseignement.
Il est aussi quelque peu décevant de constater que tout l'impôt sur le revenu dont on parle pourtant beaucoup et qui a rapporté 41 Mds d'euros en 2011 ne sert finalement qu'à payer des intérêts aux créanciers et même ne suffit pas pour cela.

On arrive enfin à la partie basse du tableau, le solde final, résultat de tout ce qui vient d'être expliqué avec des dépenses supérieures aux recettes de 14 à 15% en 2009 et 2010.

Dette publique de la France par rapport aux autres grandes économies
Dette publique de la France par rapport aux autres grandes économies

La situation est très contrastée pour les principaux pays Européens.
Parmi les critères de convergence de Maastricht, l'endettement d'un pays ne devait pas dépasser 60% de son PIB. Les plus grandes économies n'ont visiblement pas donné l'exemple...

Dette des pays dans le monde en % du PIB en 2010

Public debt percent gdp world map (2010)

By Public debt percent gdp world map.PNG: RokeBlankMap-World8.svg: AMK1211derivative work: Master Uegly [CC-BY-SA-3.0], via Wikimedia Commons

Dette de 137 pays dans le monde en % du PIB et solde public estimé 2011

RangPaysDette %PIBSolde %PIBDette Mds$Solde Mds$PIB Mds$
01Zimbabwe230.8 %219.2
02Japan208.2 %-8.5%12190-4985855
03Saint Kitts and Nevis200.0 %0%100.7
04Greece165.4 %-9.6%516-30312
05Lebanon137.1 %-9.8%57-441.5
06Iceland130.1 %-6%18-114.1
07Antigua and Barbuda130.0 %-4.9%201.3
08Jamaica126.5 %-5.2%19-114.7
09Italy120.1 %-3.6%2697-812246
10Singapore118.2 %0.3%3151266.5
11Ireland107.0 %-10.1%237-22221.7
12Barbados103.9 %-4%504.4
13Portugal103.3 %-4.5%250-11241.9
14Sudan100.8 %-3.6%64-263.3
15Belgium99.7 %-4.2%527-22529
16Saint Vincent and the Grenadines90.0 %-10.6%100.7
17Egypt85.7 %-10.6%199-25231.9
18France85.5 %-5.8%2401-1632808
19Belize83.6 %-3.3%101.5
20Canada83.5 %-3.8%1469-671759
21Hungary82.6 %-2.9%110-4133.1
22Germany81.5 %-1.7%2958-623629
23United Kingdom79.5 %-8.8%1972-2182481
24Bhutan78.9 %-4.9%101.83
25Sri Lanka78.5 %-7.3%46-458.8
26Dominica78.0 %7.4%000.5
27Saint Lucia77.0 %7.6%101.3
28Bahrain75.3 %-1.4%20026.4
29Israel74.0 %-3%182-7245.3
30Austria72.1 %-3.6%306-15425.1
31Nicaragua70.5 %-3.4%507.08
32United States69.4 %-8.9%10452-134015060
33Spain68.2 %-8.5%1048-1311537
34Malta68.0 %13%618.7
35Cyprus66.8 %-7.4%17-225.7
36Cote d'Ivoire65.8 %-5.8%16-123.8
37Morocco65.0 %-5.8%66-6101.8
38Netherlands64.4 %-3.8%553-33858.3
39Guyana62.1 %-2.9%102.215
40Jordan60.7 %-10.4%17-328.4
41Mauritius60.2 %-4.4%7011
42Pakistan60.1 %-6.6%123-13204.1
43Albania59.4 %-3.5%8013.3
44Vietnam57.3 %-2.3%71-3123.6
45El Salvador57.1 %-3.7%13-122.6
46Poland56.7 %-2.6%302-14531.8
47Brazil54.4 %3.1%1370782518
48Malaysia53.5 %-5.7%132-14247.6
49Switzerland52.4 %0.8%3495665.9
50Tunisia51.8 %-8.5%25-448.9
51India51.6 %-5%951-921843
52Uruguay51.0 %-1%25049.4
53Philippines49.4 %-2.2%107-5216.1
54Finland49.0 %-1.7%133-5270.6
55Kenya48.5 %-5.7%18-236.1
56Norway48.4 %13.5%23265479.3
57Denmark46.5 %-2.8%154-9330.5
58Aruba46.3 %-5%102.258
59Seychelles46.2 %1.6%001
60Colombia45.6 %-3.7%147-12321.5
61Slovenia45.5 %-5.1%24-352.4
62Montenegro45.0 %-4.8%204.2
63Latvia44.8 %-4%12-127.4
64Ukraine44.8 %-4%73-7162.9
65Costa Rica44.5 %-5.6%18-240
66Bosnia and Herzegovina44.0 %-3.1%8-118.3
67United Arab Emirates43.9 %5%15718358.1
68Croatia43.9 %2.8%27260.8
69China43.5 %-1.2%3040-846989
70Slovakia43.4 %-4.9%42-597.2
71Mozambique43.0 %-5.3%5-112.1
72Argentina42.9 %-2%187-9435.2
73Turkey42.4 %-1.6%324-12763.1
74Ethiopia42.3 %-2%13-130.5
75Panama41.7 %-2.5%13-130.6
76Serbia41.0 %-4.5%19-246.11
77Czech Republic40.7 %-3.7%90-8220.3
78Thailand40.5 %-2.9%140-10345.6
79Ghana38.7 %-5.4%15-238.6
80Romania38.6 %-4.2%72-8185.3
81Lithuania37.7 %-5.7%16-243.2
82Mexico37.5 %-2.4%444-281185
83Yemen37.2 %-9.5%14-336.7
84Tanzania36.9 %-6.2%9-123.2
85Malawi36.8 %-2.3%205.7
86Sweden36.8 %0.6%2103571.6
87Bangladesh36.7 %-3.9%42-4115
88Bolivia36.6 %0.8%9024.4
89Dominican Republic36.4 %-2.6%20-154.4
90Venezuela36.3 %-5.2%114-16315
91South Africa35.6 %-5.2%150-22422
92Cuba34.9 %-3.7%20-257.49
93Taiwan34.9 %-2.6%176-13504.6
94Syria34.4 %-7.5%22-564.7
95New Zealand33.7 %-7.9%57-13168.8
96Korea, South33.3 %2.2%388261164
97Senegal33.2 %-6.7%5-114.7
98Mali32.6 %-4.1%4011
99Trinidad and Tobago31.7 %-3.6%7-122.1
100Australia30.3 %-2.5%457-381507
101Honduras29.6 %-4%5-117.3
102Moldova29.3 %-0.3%207.1
103Macedonia28.2 %-2.5%309.8
104Namibia27.4 %-9.7%4-113
105Zambia27.3 %-4.2%5-118.4
106Uganda25.0 %-6.1%4-116
107Angola24.5 %7.5%24799.3
108Indonesia24.5 %-1.2%204-10834.3
109Guatemala24.5 %-2.8%11-146.7
110Papua New Guinea22.3 %0.3%3011.4
111Ecuador22.1 %-5.6%15-465.9
112Peru21.7 %1.8%383176.7
113Luxembourg20.4 %-1.1%13-162.9
114Botswana20.3 %-6.1%3-116.4
115Gabon18.3 %7.5%3116.7
116Nigeria17.6 %-3.3%43-8247.1
117Bulgaria17.5 %-2.9%10-254.3
118Paraguay17.4 %-0.5%4022.3
119Cameroon16.2 %-1.4%4025.8
120Kazakhstan16.0 %-2.3%29-4180.1
121Iran11.6 %8%5638480.3
122Hong Kong10.1 %3.5%248242.4
123Saudi Arabia9.4 %14.7%5382560.3
124Chile9.4 %0.6%231243
125Qatar8.9 %17.8%1531173.2
126Russia8.7 %0.4%15671791
127Uzbekistan7.7 %-0.2%3043.7
128Gibraltar8.7 %2.1%001.106
129Kuwait9.7 %20.5%1735171.1
130Algeria10.7 %-2.1%20-4183.4
131Estonia11.7 %-0.7%3022.5
132Wallis and Futuna12.7 %%
133Kosovo13.7 %-5.1%106.3
134Equatorial Guinea14.7 %2.2%3019.4
135Libya15.7 %%
136Azerbaijan16.7 %-18.7%11-1368.5
137Oman17.7 %0.8%12166.8

Source : cia.gov the world factbook

Commentaires des précédents visiteurs :


Haut de page

Vous pouvez poster ici votre propre commentaire au sujet de cette page.

*Nom:
e-mail:
(Nécessaire pour avoir une réponse, ne sera pas diffusé)
*Commentaire:
Afin que la publication des commentaires reste libre, veillez à rester respectueux des autres.
Cet espace est modéré, les liens vers d'autres sites ne sont plus admis.
Captcha
saisir le code