
Le pouvoir d'achat du salaire est la quantité de biens et de services que l'on peut acheter avec une unité de salaire — un indicateur unique pour une diversité de situations vécues.
Définition du Pouvoir d'achat du salaire (source Insee)
Le pouvoir d'achat du salaire est la quantité de biens et de services que l'on peut acheter avec une unité de salaire. Son évolution est liée à celles des prix et des salaires.
C'est ainsi que, si les prix augmentent dans un environnement où les salaires sont constants, le pouvoir d'achat diminue alors que si la hausse des salaires est supérieure à celle des prix le pouvoir d'achat pourra augmenter.
La notion ici retenue est le salaire mais le raisonnement s'applique Ă l'ensemble des ressources (travail, capital, prestations familiales et sociales...).
Le débat sur le pouvoir d'achat n'est pas prêt de se tarir et il va devenir éminemment politique.
Encore une fois la difficulté est de résumer à un seul indicateur toute la diversité des situations vécues par chacun.
On commence d'ailleurs de plus en plus à considérer différents types de foyer comme E. Leclerc par exemple :
Avec pour chacun un calcul de pouvoir d'achat qui peut significativement varier, surtout pour les accédants à la propriété.
Le Sénat aussi tente de comprendre. Voici un document en ligne avec le titre suivant :
La mesure du pouvoir d'achat des ménages fait régulièrement l'objet de controverses. En effet, en fonction de la définition retenue du pouvoir d'achat et de la méthode utilisée pour son calcul, les chiffres peuvent varier significativement. Le décalage persistant entre l'indicateur de confiance des ménages et la mesure du pouvoir d'achat par l'INSEE illustre cette discordance.
Vous pouvez consulter le document sur le site senat.fr
L'Insee quant à elle publie régulièrement son indicateur sur l'évolution du pouvoir d'achat.
Celui de septembre 2007 indiquait une baisse :
Compte des ménages —
Le revenu disponible brut des ménages ralentit nettement ce trimestre (+0,5 % après +2,2 % au trimestre précédent), en lien avec la décélération de la masse salariale reçue par les ménages (+0,4 % après +1,7 %). En outre, les impôts versés par les ménages repartent à la hausse (+2,0 % contre -0,5 %). Le prix des dépenses de consommation des ménages augmente de +0,7 % (après +0,4 % au trimestre précédent). Au total, le pouvoir d'achat du revenu disponible brut des ménages diminue très légèrement (-0,1 % après +1,8 % au trimestre précédent). Le taux d'épargne des ménages décroît, passant de 16,6 % à 16,0 %. Il en est de même pour le taux d'épargne financière qui s'établit à 6,2 % après 6,9 %.
Vous pouvez consulter le dernier bilan sur son site insee.fr
Il est interessant de rapprocher le pouvoir d'achat et le taux de croissance du PIB en France :
On peut remarquer que depuis les premiers chocs pétroliers, notre croissance a chuté et n'est jamais vraiment repartie à la hausse.
On peut penser qu'avec une croissance forte, les revenus par habitant augmenteraient et il serait alors plus facile d'augmenter le pouvoir d'achat.