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Prix de l'électricité en très forte hausse


EVOLUTION DU PRIX DE L'ELECTRICITE POUR LES PARTICULIERS

L'évolution du prix de l'électricité pour les particuliers est suivie par l'Insee, dans son panier représentatif de l'inflation.
Ce prix tient compte des dépenses réelles des consommateurs.
Il intègre les foyers bénéficiant des tarifs règlementés mais aussi ceux ayant opté pour des fournisseurs alternatifs, qui font évoluer leurs tarifs parfois violemment suivant les prix du marché.

Le tarif règlementé EDF a été augmenté de 59% depuis le 1/2/2021 :
+ 5.2% au 01/08/2013 à 0.1329 €/KWh
+ 5.4% au 01/11/2014 à 0.1401 €/KWh
+ 2.6% au 01/08/2015 à 0.1437 €/KWh
+ 4.6% au 01/08/2016 à 0.1503 €/KWh
- 2.5% au 01/08/2017 à 0.1466 €/KWh
+ 0.1% au 01/02/2018 à 0.1467 €/KWh
- 1.2% au 01/08/2018 à 0.1450 €/KWh
+ 5.6% au 01/06/2019 à 0.1531 €/KWh
- 0.5% au 01/08/2019 à 0.1524 €/KWh
+ 1.4% au 01/02/2020 à 0.1546 €/KWh
+ 0.7% au 01/08/2020 à 0.1557 €/KWh
+ 1.6% au 01/02/2021 à 0.1582 €/KWh
- 1.5% au 01/08/2021 à 0.1558 €/KWh
+ 11.7% au 01/02/2022 à 0.1740 €/KWh
+ 18.5% au 01/02/2023 à 0.2062 €/KWh
+ 10.4% au 01/08/2023 à 0.2276 €/KWh
+ 10.5% au 01/02/2024 à 0.2516 €/KWh

EDF est contraint de "revendre" 100 TWh/an (120 en 2022) aux fournisseurs alternatifs au prix de 0.042 €/KWh

EVOLUTION DU PRIX DU GAZ TTF EUROPE

Le prix du Gaz impacte directement le prix de l'électricité produite à partir de centrales thermiques ou importée depuis l'Europe, il est donc important de suivre son évolution.

Le prix du Gaz très sensible à la demande

Le prix du TTF néerlandais a fortement baissé par rapport à son pic historique de fin août à 340 euros.
Il reste cependant bien supérieur à son cours de 2019 où il était à 15 euros en moyenne.
En 2020, avec la baisse de la demande suite aux confinements COVID, il était même descendu à 10 euros en moyenne.
C'est en 2021 qu'il a commencé son envolée avec un pic à 180 euros en décembre, et une moyenne annuelle à 48 euros, sous tensions de la reprise économique augmentant les besoins en énergie.
Il a battu tous ses records en 2022, avec une pointe à 340 euros, et une moyenne annuelle à 133 euros, suite à la crise énergétique engendrée par la guerre de la Russie contre l'Ukraine, et la faible disponibilité des centrales nucléaires en France.

La course au remplissage des réserves de Gaz avant l'hiver avait fait s'envoler les cours.
L'hiver finalement plus clément que la normale, le redémarrage de nos centrales, la modération de la consommation, les imports de GNL alternatifs, et aussi la production des éoliennes en hausse suite à un hiver venteux, tous ces élements expliquent après coup la baisse actuelle du cours du Gaz.

Reste que des tensions vont à nouveau apparaître quand nos réserves de Gaz seront épuisées et qu'il faudra les reconstituer pour l'hiver prochain.


13 Réacteurs Nucléaires à l'arrêt sur 57
au 15/6/2024

nb Réacteur n° KW Redémarrage Arrêté (j)Reste (j)
1TRICASTIN 491517/07/2418031
2BUGEY 488023/06/241067
3BUGEY 391006/07/2423820
4FLAMANVILLE 21 33001/08/2416046
5CATTENOM 11 30011/08/249956
6CRUAS 491508/07/248622
7CIVAUX 11 49504/08/249949
8BLAYAIS 391016/12/24191183
9PALUEL 11 33012/09/2410488
10DAMPIERRE 189027/06/244011
11BLAYAIS 191021/07/248635
12CATTENOM 41 30012/08/2417857
13GRAVELINES 491003/08/2419648

Potentiel de 49 MW soit 78% du maxi


(data: EDF, traitement France-inflation.com)

La parc nucléaire français


Notre parc nucléaire est composé de 57 réacteurs.
Ces réacteurs sont de différentes générations, ils ont été mis en service entre 1979 (Bugey) et 2002 (Civaux).
Les plus récents sont les plus puissants : 32 de 900 MW, 20 de 1 300 MW et 4 de 1 450 MW.
Le dernier, prévu démarrer mi-2024, est FLAMANVILLE 3, le plus puissant de tous avec 1600 MW.

La puissance totale installée est de 63 GW à mi-2024.

Chaque réacteur a des périodes assez longues d'arrêt de production pour inspection, maintenance, résolution d'incidents, recharge de combustible tous les 18 mois, modifications.
Vous avez ici la liste de chaque réacteur actuellement à l'arrêt, avec la durée totale de l'arrêt et le nombre de jours restants.

Au 15/6/2024, il y a 13 réacteurs à l'arrêt, la puissance disponible est de 49 GW

Les arrêts les plus longs concernent la résolution des problèmes de corrosion sous contrainte qui ont mis à mal notre capacité de production à partir de 2020 et conduit à la crise de l'hiver 2022.

Et le programme dit de "Grand carénage" en référence à la rénovation des grands navires dans la marine.
Il consiste pour le plus critique à remplacer les générateurs de vapeur au coeur des réacteurs nucléaires.
Mais aussi remplacer les échangeurs des tours aéroréfrigérantes, rénover la machinerie turbines, condenseurs, rotor alternateurs.
En plus de cela, de nombreuses autres modifications sont réalisées, moins en lien direct avec les réacteurs.
Cette modernisation concerne les réacteurs de 900 MW et doit permettre de prolonger leur durée d'exploitation au-delà de 40 ans.


En février et juin 2020, les 2 réacteurs nucléaires de Fessenheim ont été définitivement arrêtés, soit env 2 GW de moins.

MARCHE ET PRIX DE L'ELECTRICITE EN FRANCE



La France est historiquement exportatrice d'électricité grâce à sa capacité de production excédentaire, mais entre 2021 et 2023 elle a été importatrice suite à la moindre disponibilité de son parc nucléaire.
Elle a été très sensible au prix de l'électricité vendue sur le marché de gros Européen sur cette période.

EDF vend l'électricité à ses clients à un tarif règlementé par décret gouvernemental, qui n'a que différé les augmentations induites.
Ce tarif est ainsi passé de 0.174 €/KWh au 1/2/2022 à 0.2516 €/KWh au 1/2/2024 soit + 45% !

Les fournisseurs alternatifs eux sont à tarif libre.
Il s'approvisionnent pour une part chez EDF qui, de par la loi, doit leur fournir 100 TWh/an à 42 €/MWh
et pour le complément sur le marché de gros Européen qui lui 'est envolé en Août 2022 jusqu'à 1000 €/MWh.

Les Français qui se fournissent chez EDF voient des augmentations différées car encadrées par décret mais fortes au final.
Ceux qui sont chez des fournisseurs alternatifs voient des augmentations de modérées à très fortes suivant la part électricité négociée sur le Marché de gros Européen par leurs fournisseurs respectifs.


PRIX DE L'ELECTRICITE ET PRIX DU GAZ

Prix electricite et gaz pour la France


Les tensions d'approvisionnement ont commencé en 2021, avec des marchés mondiaux qui avaient du mal à soutenir la croissance économique post crise Covid-19.
Ceci a été amplifié par la crise énergétique générée par le conflit Russie-Ukraine
La production Russe de pétrole et de gaz est devenue un moyen de pression entre états, avec des baisses de volumes, et des ventes plutôt à des pays politiquement proches dits 'amis'.
Ceci fait s'envoler le prix du gaz en particulier, mais aussi du charbon, du pétrole, augmentant les coûts de production des centrales thermiques en France et en Europe.
Le coût de l'électricité thermique produite en France augmente donc, tout comme celle échangée sur le marché de gros.

Avant 2021, l'électricité se négociait à des prix autour des 50 €/MWh
Nous sommes actuellement à des cours de 350€/MWh, après avoir eu brièvement des pointes à 1000€/MWh en Août 2022.

Avec les tensions d'alimentation en électricité que nous allons avoir cet hiver en France, on peut s'attendre à ce que l'on bataille pour trouver de l'électricité sur le marché de gros Européen, et donc que les prix montent encore à des niveaux inconcevables avant les crises covid et guerre.

MARCHE DE GROS DE L'ELECTRICITE EN EUROPE



prix-electricite-plus-meritant
1) Régulation
C'est ce marché de gros qui est régi par la règle du "plus méritant" à savoir que pour satisfaire les besoins en électricité, on active d'abord les centrales électriques les moins coûteuses, pour finir par les centrales les plus onéreuses, soit les centrales thermiques (pétrole, gaz, charbon...) si le besoin n'est pas couvert

Et c'est le coût de la dernière centrale engagée qui va dicter le prix de toute l'électricité achetée sur ce marché.
On comprend donc qu'en période de forte demande, le coût de l'électricité sur le marché de gros augmente, car on active alors les centrales les plus onéreuses.

2) Types de contrats
Il y a deux types de marchés, celui des "contrats à terme" pour lesquels on achète des volumes dans une période à venir (année, trimestre, mois...).
Les contrats négociés avant les crises permettent de se protéger temporairement des hausses. Cela semble être le cas pour l'Allemagne, l'Espagne par exemple, qui achètent des volumes importants tout au long de l'année.
Mais ces contrats peuvent aussi emplifier les hausses par un effet d'anticipation de pénurie. Ainsi en Août 2022, les contrats Français se sont envolés à 1000 €/MWh.

Des volumes sont ensuite ajustés sur le marché "Spot" avec des enchères en temps réels, où les prix sont très volatils, variant d'une minute à l'autre.

MIX ENERGETIQUE 2019 EN FRANCE




L'année 2019 est représentative du mix énérgétique en France.

Le prix de production de l'électricité pour le pays est la moyenne pondérée des différents prix de production par filière, dont voici un ordre de grandeur (2016-ADEME).

Réveil politique sur le nucléaire Français


Nucléaire Français en perte de puissance

Alors que la France est historiquement exportatrice d'électricité, elle est devenue importatrice.

La première alerte date mi-2020.
La puissance nucléaire est descendue pour une première fois à seulement 30 GW au lieu des 40 GW traditionnels.
En crise Covid, la comsommation d'électricité avait baissé pendant les confinements, mais ensuite le parc nucléaire remonte en charge trop tardivement, il faudra importer une première fois de l'électricité en Août 2020 pour alimenter le besoin de la France.

Décrochement depuis novembre 2021
A cette date, notre capacité en électricité d'origine nucléaire n'est pas remontée à son niveau habituel de fin d'année, soit environ 55 GW, nous obligeant à importer pour combler ce manque.
Mi-2022, la situation s'est aggravée, avec la moitié du parc nucléaire à l'arrêt pour maintenance planifiée d'une part, mais aussi suite à la découverte de fissurations inquiétantes sur les derniers générateurs.
La puissance disponible baisse à 25 GW seulement, à comparer aux 40 GW traditionnellement disponibles à mi-année.

Nous devons donc faire produire au maximum nos centrales thermiques en particulier, achetant du Gaz, du Gasoil et même du charbon au prix fort.
Et en plus importer de l'électricité, payée au prix du marché Européen qui s'est lui même envolé.
Le prix de l'électricité est entré dans une zone de turbulence avec de fortes hausses au final.
Nous risquons de plus de manquer d'électricité sur les mois d'hiver, comble pour un pays structurellement exportateur.

L'hiver 2022/2023 se retrouve à risque avec un parc nucléaire qui n'est pas remonté à 50 GW depuis 2020.

A partir de cette crise, la politique de la France sur le nucléaire est complètement revue.

Avant cette date, il avait décidé de par la loi une réduction de notre capacité nucléaire de 75% à 50%.
Cela représentait une réduction de notre capacité de plus de 20 GW.
Les réacteurs concernés étaient les plus anciens, soit 22 réacteurs de 900 MW chacun.
Les premiers arrêtés ont été les deux de Fessenheim, en 2020, soit 1.8 GW de baisse de capacité.

Mais les craintes d'un manque d'électricité pour l'hiver 2022 et la redécouverte des bienfaits de notre parc nucléaire nous protégeant des fluctuations et des dépendances de pays économiquement hostiles, ont été comme un réveil.
Du jour au lendemain, au lieu d'arrêter un tiers de notre parc nucléaire, il fallait accélérer la construction de 14 nouveaux réacteurs.



CAUSES DU DECROCHEMENT DE NOTRE PUISSANCE ELECTRO-NUCLEAIRE

Changement dans la conception des derniers réacteurs

En octobre 2021, lors de la 2ème visite décennale du réacteur de Civaux 1, EDF découvre des fissurations consécutives à de la corrosion sous contrainte sur des coudes de tuyauteries du circuit d'injection de sécurité.
Cette tuyauterie étant connectée au circuit primaire du réacteur, sans possibilité d'en être isolé, il y aurait un risque de rupture en cas d'un besoin de refroidissement d'urgence du coeur du réacteur.
Les expertises menées conduisent à identifier comme à risque des centrales de conception voisines, 12 des plus récentes et des plus puissantes de notre parc (1300 et 1450 MW).
EDF décide alors d'arrêter ces 12 installations et de les réparer à l'identique en remplaçant la partie du circuit en cause.
Pour 10 d'entre elles, ce devrait être terminé fin 2022, les restantes seront réparées et remises en fonction d'ici mi-2023.

La cause de ces corrosions sous contrainte ou CSC semble être une géométrie modifiée de ces tuyaux par rapport aux réacteurs de génération précédente.
Les 4 N4 de 1450 MW et le 12 P'4 de 1300 MW sont potentiellement concernées de part leur conception.
Les analyses vont continuer pour mieux comprendre le phénomène et en tirer toutes les conséquences.

Concomitance d'autres facteurs

Par le hasard des choses, plusieurs autres problématiques étaient déjà existantes avant cette découverte de CSC fin 2021:

-Opération Grand Carénage en cours : pour prolonger la durée de vie des réacteurs au-delà de 40 ans, 6 mois d'arrêt chacun.
-Maintenance reportée durant 2020 suite Covid: années 2022/2023 avec plus d'arrêts.
-Arrêt de 2 réacteurs de Fessenheim: fait en février et juin 2020, perte d'un potentiel de 1.8 GW à partir de cette date.


C'est l'ensemble de tous ces facteurs, se produisant en pleine période de crise sur l'approvisionnement énergétique mondiale, qui nous conduit à cette une période de forte tension sur l'alimentation en électricité de la France pour l'hiver 2022/2023,.
Il y avait 26 réacteurs à l'arrêt mi-2022, il faut en redémarrer plus d'une douzaine pour fin 2022.

* un cas différent de CSC avait été rencontré et traité en 1983 par EDF, mais la cause était différente.

Pour en savoir plus:

Une notre explicative du circuit concerné par la CSC

la vidéo de la séance publique du Sénat consacrée à cette question:






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